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Les lycées de la Défense

Une vocation

Les lycées militaires sont des établissements d’enseignement fonctionnant sous le régime de l’internat. Ayant pour vocation l’aide à la famille, dans le secondaire, les admissions y sont réservées aux enfants des ayants droit. Dans le cadre de l’aide au recrutement, ils disposent également de classes préparatoires aux grandes écoles militaires, accessibles, sur dossier, à tout jeune français titulaire d’un baccalauréat général.

La scolarité est payante pour le cycle secondaire (1939,47 euros pour l’année 2017-2018). Les élèves des classes préparatoires bénéficient, sous certaines conditions, d’une exonération provisoire des frais de trousseau et de pension. Les bourses délivrées par l’Education nationale ne sont pas applicables aux lycées de la Défense.

Les écoles

Écoles et lycées militaires de métropole

Autun

Lycée Militaire d’Autun

Saint-Cyr l'Ecole

Lycée Militaire de Saint-Cyr l’Ecole

Aix-en-Provence

Lycée Militaire d’Aix-en-Provence

Brest

Lycée Naval de Brest

La Flèche

Prytanée National Militaire de La Flèche

Montbonnot-Saint-Martin

École des Pupilles de l’Air

Les lycées de la Défense

Lycée Militaire d'Autun

Organisation

Le lycée militaire d’Autun est un lycée dépendant du ministère de la Défense, où les enfants de militaires ou de fonctionnaires sont acceptés, après une vérification du bulletin scolaire et la réussite à un concours national commun aux lycées de la Défense, du début de collège jusqu’à la classe où l’élève se trouve actuellement (uniquement pour les élèves collégiens et lycéens). En 2012, 15 % des places en lycée étaient attribués à des élèves boursiers, sans considération de l’origine professionnelle de leurs parents.

Le lycée possède 5 compagnies :

  • 5 classes de secondes :
    • Littérature et société
    • Sciences de l’ingénieur
    • Méthodes et pratiques scientifiques
  • 5 classes de premières générales et technologiques :
    • 1,5 S SVT
    • 1 S SI
    • 1 ES
    • 0,5 L
    • 1 STMG
  • 5 classes de Terminales générales et technologiques :
    • 1,5 S SVT
    • 1 S SI
    • 1 ES
    • 0,5 L
    • 1 STMG

Pour les classes préparatoires aux grandes écoles, le recrutement est différent. Il n’y a pas besoin d’être un enfant de fonctionnaire ou de militaire. Le recrutement se fait uniquement sur dossier, auquel est joint une lettre de motivation. Ces élèves étudient donc pour préparer les concours des grandes écoles militaires.

  • 1 classe ECO 1
  • 1 classe MPSI
  • 1 classe ECO 2
  • 1 classe MP

 

Journée Type :

6h30 : réveil / petit déjeuné / TIG

7h40 : rassemblement compagnie

8h : cours

10h : pause

10h15 : reprise des cours

12h : pause déjeuné

13h15 : reprise des cours

16h : pause

16h10 : reprise des cours

17h30 : étude

19h : repas

19h15 : fin d’étude pour les premières (repas)

19h30 : fin d’étude pour les terminales (repas)

20h30 : reprise de l’étude

21h30 : fin de la dernière étude

22h : extension des feux

Historique

Le 15 octobre 1886 l’école d’Autun reçoit 198 élèves, tous fils de cavaliers et âgés de 13 à 18 ans. Jusqu’en 1920, l’enseignement est essentiellement fondé sur la formation des futurs sous-officiers de cavalerie.
Durant la Première Guerre mondiale, 154 d’entre eux, engagés à 17 ans, tombent au Champ d’Honneur.

En 1921, l’école perd son particularisme d’”école de Cavalerie” en élargissant son enseignement militaire et obtient son label d’école secondaire.

Dès 1929, les élèves sont orientés vers les concours d’admission aux écoles d’officiers et de sous-officiers.

Le 16 juin 1940, l’E.M.P. d’Autun doit se replier et quitter la ville. Les Allemands occuperont l’école jusqu’en septembre 1944.

L’école militaire d’Autun doit prendre alors l’appellation « d‘Ecole d’Autun»

A l’issue de la Seconde Guerre mondiale, l’école se développe en ouvrant de nouvelles classes de terminales et en 1951 est créée la Corniche MAC-MAHON qui assure la préparation du concours d’entrée à l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, option « histoire et géographie ». Supprimée en 1965 puis réactivée en 1970 en option “lettres”, cette Corniche est fermée en 1996.

Le 1er septembre 1974 l’E.M.P. prend le nom de Collège Militaire. Mais ce changement ne modifie en rien la vie bien réglée de l’école.

Le 1er septembre 1983, le Collège militaire devient Lycée Militaire. En 1984, les classes des 1er et 2ème cycle sont ouvertes aux élèves féminins.

Implanté aux quartiers Gangloff et Changarnier, l’établissement comporte aujourd’hui un premier et un second cycle mixtes et deux classes préparatoires aux concours des grandes écoles, options “sciences économiques et sociales” et “sciences de l’ingénieur”.

Située aux lisières nord de la ville, la caserne Changarnier est construite en 1875. Elle comprenait 26 baraquements (principalement destinés au logement des officiers et des soldats), une dizaine de dépendances, pour le stockage du matériel, les cuisines et le réfectoire. L’ensemble est baptisé du nom de Nicolas Changarnier (Général et homme politique né à Aucun en 1793) et accueille aujourd’hui les collégiens(nes) du premier cycle.

En 1955, le général Koënig, ministre des armées, inaugure le monument aux morts élevé à la mémoire de tous les anciens morts pour la France, avant de remettre la Croix de Guerre TOE au drapeau de l’école, déjà titulaire des Croix de Guerre 14-18 et 39-45, de la Légion d’honneur et de la Médaille de la Résistance (avec rosette).

L’Ecole Militaire Préparatoire d’Autun a formé un grand nombre de cadres qui s’illustreront non seulement au sein de l’armée, mais également dans les autres grands corps de l’Etat ou de la fonction publique, et dans le secteur privé.

Au cours du XXème siècle plus de 500 élèves ou anciens élèves sont tombés au « Champ d’Honneur » justifiant pleinement la devise de l’école “Pour la Patrie Toujours Présent”.

Vie des élèves

L’ensemble scolaire est composé d’un collège, d’un lycée avec les séries Littéraire L, économique ES, scientifique S et technologique STMG, et de classes préparatoires ECO/ MP.

Le lycée militaire accueille environ 700 élèves.

Les élèves peuvent y pratiquer des activités variées telles que du sport (rugby, football, volleyball, athlétisme, handball, natation…) ainsi que du paintball, du tir à l’arc, tir à la carabine, stage parachutiste, possibilité de passer le BIA.

Traditions

Chaque année, les élèves de terminale font passer une série d’épreuves sportives aux élèves de première et de seconde afin de les initier à la nouvelle année. Ces événements sont appelés chahut (mammouth pour les filles et baptême pour les garçons) et ont lieu 2 à 3 fois par an.

Avant les vacances de Noël et de Pâques, les élèves ont pour habitude d’organiser une cérémonie au flambeau suivie d’une soirée dansante que l’on appelle VLP (vive les perms), en souvenir de l’ex école militaire préparatoire.

Pour finir, la dernière tradition est celle du Percent. 100 jours avant le BAC; les élèves de terminale se déguisent et animent la journée.

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Les Lycées de la défense

Lycée Militaire de Saint-Cyr

Organisation

Le lycée se divise en cinq compagnies et d’une classe « hors-compagnie ». Chaque compagnie se divise en plusieurs sections correspondant à des classes de vingt-cinq élèves environ. On compte 500 élèves au lycée et 250 en classes préparatoires :

  • Première compagnie : classes de seconde année de classes préparatoires aux grandes écoles;
  • Deuxième compagnie : classes de première année de classes préparatoires aux grandes écoles ;
  • Troisième compagnie : classes de terminale;
  • Quatrième compagnie : classe de première;
  • Cinquième compagnie : classes de seconde;
  • Une classe de CPES littéraire (Classe préparatoire aux études supérieures).

Le lycée propose aux élèves du cycle terminal trois baccalauréats de type général : économique et social, littéraire et scientifique, avec comme langues proposées, l’allemand, l’anglais, l’espagnol, le russe, le latin, et parfois le grec ancien. Les résultats des élèves à cet examen sont, dans les années 2000, toujours compris entre 96 et 100 %

Vie des élèves

Devenu en 1983 le Lycée Militaire de Saint-Cyr, l’établissement accueille aujourd’hui environ 750 élèves, filles et garçons, et les conditions d’admission sont les suivantes :

Pour les classes de second cycle : Ayants-droit pour une admission AIDE A LA FAMILLE : pupilles de la nation et enfants de militaires, de fonctionnaires, de magistrats de l’ordre judiciaire et d’agents du ministère de la Défense, en activité de service, retraités ou décédés. La famille acquitte les frais de trousseau et de pension. L’enfant n’est tenu à aucune obligation vis-à-vis de l’Etat.

Pour les classes préparatoires (Classes littéraires et économiques pour le concours de Saint-Cyr-Coëtquidan; classes scientifiques pour les concours de Saint-Cyr-Coëtquidan, Ecole de l’air, Ecole navale, ENSIETA, ENSAM) : L’admission, ouverte à tout jeune Français, fait l’objet d’un contrat d’éducation qui exonère provisoirement l’élève des frais de pension ou de trousseau. Cette exonération devient définitive lors de la nomination au premier grade d’officier de l’élève ou lorsque celui-ci entre au service de l’Etat pour une durée minimum de 3 ans. Les élèves des classes préparatoires perçoivent une solde.

Historique

La Maison royale de Saint-Louis (Établissement d’éducation pour jeunes filles) 1686 – 1793

L’Hôpital militaire du Val Libre 1793 – 1800

Le Prytanée militaire français 1800 – 1808

L’Ecole spéciale militaire 1808 – 1940

Le Collège militaire, puis Lycée militaire de 1966 à nos jours.

Après la décision gouvernementale de 1959 prise par le général de Gaulle, les travaux furent longs et coûteux. Le ministère de Armées dût s’allier au ministère de l’Education nationale pour restaurer le site de Saint-Cyr détruit pendant la Seconde Guerre mondiale, tel que Mansart l’avait conçu. Il fut décidé la construction d’un prytanée militaire de 1500 élèves et d’un lycée d’Etat de 1000 élèves.

Traditions

2S : Le 2 décembre, les élèves célèbrent la victoire d’Austerlitz. De ce fait les étudiants de 2ème années des classes prépa forment la « crèche KHÛBAL » : ils jouent des scènes pour animer la célébration. Suit la grande bataille de polochons sur le Marchfeld.

Le carnaval : le jour du carnaval les élèves se déguisent le temps du petit déjeuné qui est animé par les terminales.

Le jour blanc : le dernier jour de l’année scolaire, les élèves jettent leur cours par les fenêtres, la cour se trouvant jonchée de papiers blancs.

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Les Lycées de la défense

Lycée Militaire d'Aix-en-Provence

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Organisation

Le Lycée militaire d’Aix-en-Provence est placé sous le commandement d’un colonel. Il est aidé dans sa mission par un proviseur qui s’occupe de la gestion pédagogique de l’établissement. Les 800 élèves du Lycée militaire n’ont en aucun cas un statut militaire, mais portent cependant un uniforme. Ils sont répartis en compagnies, selon leur niveau d’étude. Chaque compagnie est commandée par un officier. Le Lycée militaire d’Aix, aussi appelé LMA, compte 6 classes de seconde, autant en première et en terminale. Pour l’enseignement supérieur, il compte une CPES (classe préparatoire aux études supérieures), 2 MPSI, une PCSI, une section de classes préparatoires économique et une section de classes préparatoires littéraires. En seconde année, il permet à ses étudiants d’aller en MP, en PSI et en PC en ce qui concerne les classes préparatoires scientifiques. Les étudiants de classes préparatoires économique et littéraire poursuivent dans la même voie en seconde année.

Vie des élèves

Les élèves sont regroupés en compagnies de 6 sections avec environs 30 élèves :

  • Première compagnie : classes de seconde année de classes préparatoires aux grandes écoles;
  • Deuxième compagnie : classes de première année de classes préparatoires aux grandes écoles ;
  • Troisième compagnie : classes de terminale; (S, ES, L, STI2D)
  • Quatrième compagnie : classe de première; (S, ES, L, STI2D)
  • Cinquième compagnie : classes de seconde; (Littérature et société, Sciences de l’Ingénieur, Méthodes et Pratiques Scientifiques)
  • Une classe de CPES littéraire et scientifique (Classe préparatoire aux études supérieures).

 

Chaque élève dort dans un bâtiment selon sa classe, son sexe ou sa compagnie. Les élèves peuvent gagner leurs internats lorsqu’ils n’ont pas de cours ou durant l’étude de 1h30 le soir sauf les Zus (Secondes) qui eux sont en salle.

Les Terminales sont les seuls à avoir DS le samedi matin.

Le mercredi, ils ont la possibilité de pratiquer un sport (Volleyball, football, rugby, handball, athlétisme, natation…) ou autre comme les activités Aumônerie.

Historique

Héritière des écoles de Rambouillet, Saint-Hippolyte-du-Fort et Epinal, repliées à Montélimar, l’Ecole militaire préparatoire d’Aix-en-Provence est créée le 1er janvier 1947, par décision du général de Lattre de Tassigny

Elle occupe l’infrastructure du Quartier Miollis dont la construction date de la fin du 19ème siècle, début du 20ème, succédant à l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr et à l’Ecole militaire d’infanterie, repliées en ces lieux de 1940 à 1942.

Le lycée militaire d’Aix-en-Provence est l’un des six lycées de la Défense. Sa devise est « Bien s’instruire pour mieux servir ».

Situé dans le centre d’Aix-en-Provence depuis le 19 Décembre 1946, où elle prend ses quartiers en la Caserne Miollis. L’école prend alors le nom d’École militaire préparatoire d’Aix-en-Provence, puis celui de Collège militaire en 1974, avant de prendre son nom actuel en 1983. En 1956 est créée la Corniche Lyautey, corniche des classes préparatoires aux grandes écoles militaires qui perdurera officiellement jusqu’en 1999 avant d’être supprimée par le Commandement de la formation de l’armée de terre (COFAT). l’école accueille actuellement 800 réparties entre les classes préparatoires et le lycée.

Traditions

En début d’année scolaire, les « Zus » (secondes) nouveaux au Lycée Militaire, reçoivent leur pucelle du LMAix par leur parrain ou marraine de 2ème année de classes préparatoire aux grandes écoles.

Un peu de vocabulaire :

  • Zus/ Zupettes : vient du mot bizuth et qui désigne ici les élèves de seconde.
  • Paillasses : Elèves en classe de Première
  • Termiches : Elèves en classe de Terminale
  • Infras : Terme utilisé par les Prépas pour désigner les élèves du lycée.
  • Schrou : Exprimer son contentement en faisant « Schrououou » ou en dessinant des flèches vers l’extérieur aux quatre coins d’un mots
  • Carré/ Khârré : Elève de 2ème année de classes préparatoires aux grandes écoles.
  • Cadet Khârré : Elève pour la seconde fois en 2ème année de classe préparatoire aux grandes écoles.

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Lycée Naval de Brest

Historique

Dominant la rade de Brest – la plus belle d’Europe, ne manquons pas de le dire – et implanté presque à l’ouvert du goulet qui la relie à l’océan majestueux, les bâtiments de l’ancienne Ecole navale de Georges Leygues étaient en piteux état à la Libération. Cette école, inaugurée en grande pompe le 30 mai 1936 par le président de la République Albert LEBRUN avait en effet subi les effets d’une centaine de bombes de divers calibres et d’une cinquantaine d’obus ; la longue façade de 280 m encadrée de ses deux pavillons était particulièrement touchée.

On décida de ne pas réinstaller l’Ecole navale dans son ancien site et la remise en état progressive de cet ensemble immobilier permit ultérieurement d’abriter des écoles de la Marine regroupées à l’été 1966, en un Centre d’instruction naval.

Le Collège naval, créé par décision ministérielle du 11 mars 1966 y vécut sa première rentrée scolaire en octobre 1966 avec un peu moins de 200 élèves, un personnel incomplet et un corps professoral se constituant, peu à peu, non sans difficultés, autour de la petite équipe chargée des enseignements principaux.

Une notice émanant de la Direction du personnel de la Marine attirait alors l’attention des candidats et leurs familles. sur “les possibilités” offertes par le collège naval de Brest, pour la préparation dans d’excellentes conditions aux concours de Navale et de l’Air; elle précisait en outre que le concours d’admission en classes de seconde, première et mathématiques élémentaires était commun avec celui permettant l’admission au Prytanée militaire.

Vie des élèves

Comme les élèves de CPGE, les lycéens suivent des règles qui sont identiques à celles citées ci-dessus à quelques exceptions près:

  • La demi-pension est possible. C’est le régime obligatoire pour les élèves habitant Brest Métropole(cependant une dérogation est possible).
  • Il n’y a aucun enseignement supplémentaire en comparaison avec un lycée civil.
  • Les élèves ne sont pas destinés à faire une carrière militaire.
  • Les élèves disposent d’horaires de sorties le mercredi après-midi et le week-end (pour ceux qui ne peuvent rentrer chez eux) définis par leurs parents ou tuteurs. Cependant les internes ne peuvent quitter le lycée le reste de la semaine (ils peuvent cependant sous certaines conditions dormir chez eux le mercredi soir).

 

Les lycéens disposent d’un manchon marqué des lettres dorées LN depuis 2005. Les élèves du lycée naval peuvent pratiquer plusieurs activités extrascolaires le mercredi après-midi (rugby, football, brevet d’initiation à l’aéronautique (BIA), voile, handball, surf, volley-ball, golf…). Il y a également des séances d’athlétisme, de rugby, de préparation physique et de football mises en place le mardi et le jeudi soir, par un moniteur d’EPS.

Le Tournoi inter-lycées de la Défense (TILD) anciennement Tournoi inter-lycées Militaires (TILM) a lieu une fois par an et voit s’affronter les établissements de la défense française.

Organisation

L’organisation et les modalités d’admission du collège naval (devenu lycée en 1980) évoluèrent au rythme de la réglementation régissant les lycées militaires. L’établissement atteignit en quelques années son régime de croisière avec un effectif de près de 350 élèves, mais il fallut attendre la rentrée 1984 pour pouvoir admettre une quinzaine de jeunes filles dans le cycle secondaire en raison de l’inadaptation originelle des capacités d’hébergement.

C’est aujourd’hui à une population d’un peu moins de 400 élèves que le lycée naval offre en dehors des activités scolaires et parascolaires habituelles, la découverte d’abord du spectacle grandiose d’une mer parfois fantasque mais toujours animée, la possibilité ensuite de s’initier et de pratiquer l’art de la voile, l’occasion d’embarquer enfin sur l’un des bâtiments de l’Escadre ou de la Flotille de l’Atlantique : embarquement au cours duquel les élèves des classes préparatoires découvrent la vie à bord d’une unité de combat qui reprend son entraînement à l’issue d’une longue période d’entretien, avant de repartir pour une nouvelle campagne d’application au profit des enseignes de vaisseau sortants, frais émoulus, de la ” Baille “.

De même, la journée “Goélettes” pendant laquelle les plus jeunes, ceux du secondaire, découvrent peut-être que la mer, si elle évoque pour beaucoup les vacances dans une image de lumière et d’azur, peut être aussi à la fois source de joie et de souffrance, de détente et de labeur.

Ces multiples activités n’entravent en rien la progression scolaire des élèves. Si l’on observe que depuis cinq ans, l’effectif des bordaches (1) issus du lycée naval constitue un peu moins du tiers de chaque promotion, alors l’on pourra peut-être en conclure qu’il faudrait être bien insensible pour vivre dans un bâtiment dont la façade a résisté aux tempêtes de feu comme aux bourrasques de cette colline et… ne pas sentir l’appel de la mer.

Le Lycée naval est régi par les mêmes textes (décret de 1982 et arrêté modifié de 1983) que les cinq autres lycées militaires. Il est commandé par un officier supérieur de la Marine nationale qui dispose d’un proviseur relevant de l’Education nationale pour la partie pédagogique. Ses résultats scolaires sont supérieurs à la moyenne nationale, particulièrement en ce qui concerne l’obtention du baccalauréat.

(1) Bordache : terme utilisé pour désigner dans le langage “marine” les élèves de l’Ecole navale.

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Les Lycées de la défense

Prytanée National Militaire
Lycée Militaire de La Flèche

Historique

Situé dans la commune de La Flèche en le pays de la Loire, il est depuis 1808 un Prytanée Militaire et accueille au sein de ses locaux 378 lycéens et 385 élèves en classes préparatoires.

Fondé par Henri IV en 1604 après bien des modifications, c’est l’actuel quartier Henri IV du Prytanée.

L’effectif de ce collège dépassera vite le millier d’élèves parmi lesquels des hommes illustres comme Marin MERSENNE, René DESCARTES, La ROCHEFOUCAULD, les princes de la Maison de Lorraine, les chanceliers SEGUIER et VOYSIN, James Stuart FITZ-JAMES duc de Berwick.

Lorsqu’en 1808, l’Empereur décide de transférer à La Flèche le Prytanée militaire de Saint-Cyr (établi depuis 1800), il permet le sauvetage des vastes locaux de l’ancien collège des Jésuites. L’adjonction d’une annexe d’artillerie en 1812 augmente encore l’importance de l’établissement.

Le Second Empire correspond réellement à une renaissance à la fois de l’établissement et de l’esprit militaire qui l’anime. La troisième République continue sur cette lancée au point que vers 1890 le doublement du collège est envisagé (ce n’est qu’après la Première Guerre mondiale, devant l’afflux de nouveaux élèves, qu’une partie de l’effectif quittera le vieux quartier Henri IV, pour l’annexe de La Tour d’Auvergne, ancien casernement d’un régiment d’infanterie construit en 1875; cet emplacement, rebaptisé Quartier Galliéni en 1949, abrite actuellement les classes secondaires du Prytanée), tandis que réapparaissent avec encore plus de violence qu’en 1830 des attaques contre l’institution prytanéenne.

On peut penser qu’outre l’action de ses défenseurs, élus locaux et anciens élèves, l’ancienneté et la présence dans un même lieu de l’institution ont permis de la sauver à chaque fois. Par le prestige lié à la splendeur des lieux et à la réputation des études dans le passé, le Prytanée perpétue la tradition maintenue jusqu’à la Révolution par les Jésuites et les Doctrinaires. Depuis 1604, le Collège de La Flèche poursuit sa tâche d’enseignement ; depuis 1764, il continue de contribuer à l’éclosion de vocations militaires.

Vie des élèves

Les élèves des classes de seconde sont regroupés en famille suivant leur classe :

  • les secondes I les « Delta » ; en 2016, cette famille existe depuis 25 ans ;
  • les secondes II les « Dieux » ; en 2016, cette famille existe depuis 30 ans ;
  • les secondes III les « Crassus » ; en 2016, cette famille existe depuis 29 ans (créée en 1986-1987, le nom intégral, « Crassus Belli », s’explique par l’effectif théorique et l’effectif présent qui différaient très régulièrement le matin, au rapport, à cause des nombreuses consultations ; c’est aussi un jeu de mots sur la locution latine « casus belli ») ;
  • les secondes IV les « Zulus » ; en 2016, cette famille existe depuis 31 ans (créée en 1984-1985, le véritable nom est « Zulu Nation Class ») ;
  • les secondes V les « IBS » (Illimited Brain system) , en 2013, cette famille existe depuis 30 ans ;
  • les secondes VI les « Soul Power » ; en 2016, cette famille existe depuis 24 ans ;
  • enfin, les élèves intégrant les classes de première et terminale ont la possibilité de rejoindre une septième famille : la famille « Bizuth » ; en 2016, cette famille existe depuis 13 ans.

Autrefois, un ensemble d’épreuves sportives et humoristiques (le « crapahut rhéto ») organisé par les « ρ » permettait aux « Mitheux » de l’année en cours de devenir des « ρ » l’année suivante sous réserve de validation de leur passage en classe supérieure.

De la même façon que les secondes, les classes de premières et terminales avaient aussi des signes distinctifs. La première A (ancienne appellation pour le bac L) était la classe φ, la terminale A la classe Ψ. Les premières S (ancienne appellation pour la classe scientifique) étaient les ρ, la terminale D la classe Σ et les terminales C les classes ε. Les redoublants de seconde étaient des « Miteux2 », les redoublants de premières des « ρ2 ». Les « Mitheux2 » lorsqu’ils passaient en première devenaient des « 2ρ ». Aujourd’hui, les Brutions ont pour la plus grande partie conservé cette configuration :

  • les premières S sont les ρ, les premières L sont les φ et les premières ES ont pour blazon un S barré d’une flèche et d’une épée ;
  • les terminales S sont les ε, les terminales L sont les Ψ et les terminales ES sont les η ;
  • les premières et les terminales technologiques sont les λ.

Toutefois, les cadres (la « Straβ ») ne cautionnant pas ces traditions, les élèves les affublent de l’acronyme « APLS » (« À poil la straβ »). Au Grand Bah ou au Petit Bah, tous les Brutions se voient de toute manière, attribuer officiellement un matricule (quatre chiffres et une lettre de série). Les personnes ne souhaitant pas participer à ces traditions se font appeler « HQ » c’est-à-dire Hors-Quartier.

 

La « Taupe brutionne » est le regroupement des élèves du Prytanée national militaire de La Flèche préparant le concours d’entrée à l’École Polytechnique. Cette classe a été fondée en 1830, ce qui en fait la plus ancienne du Prytanée.

En 1917, les élèves qui jusque-là préparaient l’École navale au sein de la Taupe, ont créé la classe de « Flotte brutionne ». Les élèves de la Taupe sont traditionnellement appelés les « taupins ». Ces derniers portent un calot noir à fesse rouge

 

La Corniche brutionne est le regroupement des élèves préparant le concours de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr. Le mot Corniche, vient de l’endroit sous lequel le premier regroupement du genre se tenait, au collège Stanislas à Paris dès la fin du xixe siècle.

Les « cornichons » portent un calot bleu marine à fesse bleu clair.

Depuis 1939, chaque promotion de la Corniche brutionne porte le nom d’un parrain, choisi parmi les anciens élèves de la Corniche morts pour la France. La liste des parrains était gravée sur des plaques de marbre dans l’escalier dit « des cyrards » où étaient également disposés leurs portraits. Depuis 2000, Cette notion de promotion a été étendue à l’ensemble des élèves de première année de classe préparatoire. La promotion d’élève de CPGE (Corniche, Flotte, Ailes et Taupe brutionnes) porte donc le nom d’un parrain choisi parmi les anciens élèves du Prytanée morts pour la France. La liste des parrains de promotion choisis depuis 2000 et celle des parrains de Corniche, dont elle hérite, s’inscrivent sur deux plaques de marbre installées sous le porche d’accès à la Cour d’honneur.

 

Depuis 1917, la « Flotte brutionne » est un regroupement d’élèves qui préparent le concours de l’École navale au Prytanée National Militaire de la Flèche. Elle a vu passer sous ses rangs, entre autres, l’amiral Jacques Lanxade, premier amiral à avoir été chef d’État-Major des armées, les amiraux Alain Coatanea et Alain Oudot de Dainville, anciens chefs d’état-major de la Marine et les amiraux Orsini, Moulin, Coldefy, Dupont, Launay, anciens inspecteurs généraux des armées. Les élèves de la Flotte brutionne sont surnommés les matafset portent un bachi comme signe distinctif à l’intérieur du Prytanée.

 

Les « Ailes Brutionnes » sont une association à but non lucratif d’élèves qui préparent le concours de l’École de l’Air au Prytanée national militaire de la Flèche. Cette association, ainsi que les autres quartiers, est gérée par un bureau interne (dit « Bûrhal ») composé du président (dit le « Z »), du vice-président (dit le « VZ »), du trésorier général (« KS ») et de son assistant (« VKS »), du ministre au Sport (« MDS »), du ministre aux Traditions (« MAT »), du ministre aux Affaires féminines (le quartier est mixte), et d’autres personnes à qui l’on a confié un poste. Ce bureau est affilié au Bureau Général géré par le commandement. Les membres portent le calot bleu marine avec charognard de l’Armée de l’air, insigne non officiel spécifique destiné aux élèves de préparation à l’École de l’Air de Salon-de-Provence (préparation possible depuis 1935). Les élèves qui préparent « Air » sont surnommés les « Avias ».

Devise : « Faire Face » (de Georges Guynemer).

Traditions

En plus de quatre cents ans d’histoire, le Prytanée national militaire a vu l’ancrage de nombreuses traditions. Ces dernières sont fortement présentes et font partie de la vie quotidienne des élèves, également surnommés « brutions » ou « ñass ».

Comme pour la plupart des grandes écoles, il existe un véritable esprit de camaraderie, de loyauté et de solidarité entre les élèves accentué par la vie en internat de tous les élèves. Cet « esprit brution » donne au Prytanée beaucoup de son aura.

Le Prytanée national militaire a deux devises :

  • « Noblesse oblige, Bahut aussi » : elle s’inspire de la devise du « Chamborant Houzards », régiment de cavalerie ancêtre du 2e régiment de hussards. À l’époque colonel, son chef de corps et propriétaire, le marquis de Chamborant choisit comme cri de ralliement du régiment « Noblesse oblige, Chamborant autant », devise reprise ensuite sous différentes formes dans l’Armée française. Elle symbolise la double abnégation de la noblesse et de l’appartenance au corps.
  • « S + KOH : Soufre et potasse » : deuxième devise tombée en désuétude, qu’il faut lire « souffre et potasse ! », pour rappeler que les élèves sont là pour travailler.

La fête de Trime est une célébration honorant la fin de l’année scolaire, et qui dure un week-end complet, en général le dernier week-end de juin. Elle donne lieu à diverses activités (bal, sport, spectacles et remise de prix), ainsi qu’à une cérémonie militaire présidée par une autorité supérieure.

Le moment fort de la fête de Trime est le Triomphe du prix d’honneur : l’élève de classe préparatoire réputé le plus méritant sur ses deux ou trois années de travail. Placé sur un bouclier porté par plusieurs de ses camarades, il est promené en triomphe dans les jardins du Prytanée et dans le centre de La Flèche, notamment près de la statue d’Henri IV, peinte à l’occasion aux couleurs du quartier du prix d’honneur. Il est ensuite conduit vers le collège des professeurs réunis qui lui remettent le Prix du Président de la République. Puis le prix d’honneur échange sa coiffe contre le képi du général qui préside la cérémonie.

La fête de Trime se termine par le plongeon du Prix d’Honneur dans la fontaine des jésuites (ou fontaine du colonel), suivi par les autres élèves des classes préparatoires. Les élèves sont alors encore vêtus de leurs uniformes ou tenues de tradition.

« Thûrne » est la célébration de la fête de Noël, qui a lieu chaque année au quartier Gallieni, et au cours de laquelle les classes de seconde et de premières présentent des sketchs et les classes de terminales des films. Elle est clôturée par un feu d’artifice.

Un établissement aussi ancien a généré au fil des siècles un esprit brution avec son lot de traditions et un vocabulaire que seuls les initiés sont aptes à décoder.

BRUTION : elève du Prytanée. Pendant la Restauration, le Prytanée, devenu la seule Ecole royale militaire préparatoire, est ouverte à une population d’élèves non nécessairement issus de la noblesse. Chaque année, un examen de sortie peu exigeant permet à une soixantaine de Fléchois de devenir Saint-Cyriens. C’est à cette époque que les élèves de Saint-Cyr, plus élégants et raffinés, affublent leurs camarades de La Flèche, aux manières plus rudes,  de ce surnom hérité des habitants du Brutium antique, populations farouches qui fournissaient aux légions romaines leurs plus fiers soldats. Le surnom de BRUTION (déformation du mot latin Brutium), d’abord péjoratif, devint un titre de gloire.

MITEUX : jeunes élèves des classes de 6ème.

MARAB : aumônier du Prytanée, altération du mot marabout qui désigne en Afrique du Nord un mystique musulman.

MENUS PLAISIRS : argent de poche dans le langage Brution.

PDB : cette inscription au tableau noir, est suivie d’un chiffre qui indique le nombre de jours qui sépare le Brution du “Pékin de Bahut”, autrement dit les vacances (équivalant du VLP des écoles militaires préparatoires)

LA FETE DE TRIME : le mot trime vient de trimer et non de trimestre. C’est la fête de fin d’année, le grand jour, jour de triomphe et de gloire. Après les cérémonies d’usage, le clou de la fête est le défilé du prix d’honneur porté sur un pavois, suivi par le monôme général.

GRAND BAH : Quartier Henri IV réservé aux classes préparatoires.

PETIT BAH : Quartier Gallieni réservé aux classes secondaires.

MATRI : repère chronologique réservé aux initiés, le « matri » – on disait souvent, autrefois, le « tricule »-, est, pour celui qui le porte, une sorte de seconde date de naissance. Il marque l’époque de son entrée dans la grande famille prytanéenne, devenue, depuis la Restauration, la famille brutionne.

WHÂ : nom traditionnel de la fanfare brutionne. La musique du Prytanée trouve son origine en 1835, année où elle est créée sous l’impulsion de l’élève Filhiol de Camas. Supprimée en 1912, elle est heureusement rétablie après la Grande Guerre, mais elle ne renaît vraiment qu’à partir de 1932. Elle compte actuellement 80 élèves musiciens et se compose d’une batterie-fanfare et d’une harmonie.

Organisation

Distant de neuf cents mètres à vol d’oiseau du quartier Henri IV, le quartier Gallieni est construit sur une superficie de treize hectares à l’entrée de la ville de La Flèche. À l’origine, il constituait la caserne « la Tour d’Auvergne », bâtie en 1876, pour abriter le 117e régiment d’infanterie. Il est devenu, en 1923, le quartier des classes secondaires. L’infrastructure scolaire actuelle a été réalisée à partir des années 1950.

Ce quartier abrite aujourd’hui :

  • l’administration du lycée (le proviseur adjoint du Prytanée national militaire, qui est aussi directeur des études et le commandant de quartier, représentant du chef de corps) ;
  • les classes de seconde, première et terminale, soit environ cinq cent élèves, qui y vivent tout au long de l’année, dans leur environnement de classes, dortoirs, réfectoire (surnommée « la graille »), le complexe sportif, les salles de loisirs et les clubs ;
  • un centre de documentation et d’information (CDI) ;
  • un foyer pour les élèves ;
  • un complexe sportif, comprenant entre autres, un gymnase et diverses pistes ou aménagements d’athlétisme, ainsi que de nombreux clubs sportifs ou de loisirs (judoescrimeluttemodélismecourse d’orientation, etc.) ;
  • un salon de coiffure pour les cadres et les élèves avec son célèbre Gillou.

 

Le lycée abrite des CPGE économiques et commerciales (ECE), et scientifiques (MP*, MPPCPSI) préparant prioritairement aux concours d’entrée aux écoles militaires, comme l’École spéciale militaire de Saint-Cyr. Les élèves ont toutefois la possibilité de préparer également les concours d’écoles civiles de commerce ou d’ingénieurs, mais ils devront alors rembourser l’intégralité de leurs frais de scolarité au Prytanée en cas d’intégration dans l’une de ces écoles civiles.

Le Prytanée est le seul lycée militaire possédant une classe de MP*. La classe de MP* (MP-étoile) regroupe les meilleurs élèves de la filière MPSI pour leur enseigner un programme très similaire à celui enseigné aux élèves de la filière MP, mais légèrement étendu et complété par des exercices supplémentaires et plus poussés, leur permettant de préparer les concours les plus sélectifs, notamment ceux de Polytechnique ou les Écoles normales supérieures. Le prytanée possède également une classe CPES (classes préparatoires aux études supérieures).

Les résultats enregistrés aux concours de 2015 ont été les suivants :

  1. Écoles militaires :
    • ESM Saint-Cyr : 29 intégrants (8 en filière littéraire, 8 en filière économique, 13 en filière scientifique).
    • École navale : 10 intégrants.
    • École de l’air : 2 intégrants.
  2. Autres écoles :
    • Écoles civiles de commerce : 11 intégrants (dont 1 à l’ESSEC).
    • Écoles d’ingénieurs (dont l’École polytechnique) : 25 intégrants.

Liens

Les Lycées de la défense

Ecole des Pupilles de l’Air
Montbonnot-Saint-Martin

Vie des élèves

L’Ecole des Pupilles de l’Air, organisme unique dans son genre au sein de l’armée de l’Air, relève directement du général directeur du Personnel militaire de l’armée de l’Air pour ce qui concerne l’école (organisation, programmes, admissions) et du général commandant la 4ème Région aérienne pour ce qui concerne les attributions normales du commandement territorial (satisfaction des besoins matériels notamment).

Son organisation reste cependant classique, avec un officier supérieur d’active comme chef d’établissement assisté d’un proviseur, chargé de la direction des études, d’un directeur de l’internat (qui est aussi commandant en second de l’école), et de responsables des moyens de support (logistique, administration et service médical).

Les élèves sont regroupés à l’internat en divisions, placées chacune sous les ordres d’un officier.

Le régime normal est l’internat, mais l’école accueille des demi-pensionnaires, dans la mesure des places disponibles, pour satisfaire quelques-unes des nombreuses demandes locales.

Les élèves les plus jeunes sont logés en chambre de six, avec sanitaires regroupés. Ils travaillent en études surveillées. Les autres sont en chambres de quatre avec sanitaires intégrés et disposent de bureaux dans leurs chambres pour travailler.

Les résultats scolaires sont du même ordre que ceux des autres lycées militaires. Sur les dix dernières années, les succès au baccalauréat évoluent entre 85% et 95%, et les admissions à l’Ecole de l’Air avoisinent en moyenne 60%. Quelques candidats entrent à l’E.S.M. de St-Cyr-Coëtquidan ou à l’Ecole navale, mais ils sont rares.

Pour occuper leurs loisirs, les élèves disposent en dehors des activités sportives de toutes sortes, d’un cinéma, de foyers dotés de télévision et de jeux, et d’une association culturelle qui anime différents clubs (théâtre, musique, journaux écrits et télévisés, etc.).

L’école tire aussi partie de sa situation géographique en portant un effort significatif sur la pratique du ski et de la randonnée. Elle organise des classes de neige pour les élèves les plus jeunes et des plein-air de ski pour toutes les classes, à raison d’une sortie par semaine en période hivernale.

Traditions

Le 22 août 1944, l’élève Jacques Lorenzi tombe sous le feu de l’ennemi au cours des combats pour la libération de Paris. Sa citation est lue chaque année par l’élève le plus ancien à ses camarades, à l’occasion d’une émouvante cérémonie peu après la rentrée scolaire.

C’est le 28 mars 1962, que le ministre des Armées remet son drapeau à l’école. Avant cette date, l’école possédait un fanion. Par décret du 21 décembre 1990 l’EPA s’est vue décerner la Médaille de l’aéronautique.

Tous les élèves portent un nouvel insigne de béret depuis 1995 et un écusson de poitrine. Les classes préparatoires se distinguent en arborant un petit insigne métallique particulier.

L’E. P. A. a pour devise : “A PLUS NOBLE PLUS HAUT”

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Historique

L’Ecole des Pupilles de l’Air, dont la création est mise à l’étude dès 1939, ne voit le jour qu’en 1941. Le besoin est urgent. Il faut venir en aide aux fils des pilotes, mécaniciens et autres personnels tués pendant la campagne de France.

Pour son implantation, le choix se porte sur Grenoble, ville universitaire, située en zone libre, au cœur d’une région montagneuse aux nombreuses ressources. La première promotion, forte d’une soixantaine de garçons, pour la plus grande part orphelins, entre en classe de sixième en octobre 1941, dans des locaux occupés jusqu’alors par une clinique. Dès le départ, le régime est l’internat avec port obligatoire de l’uniforme. Ce sera pendant quelques années celui de l’Organisation Jeunesse et Montagne.

Très vite, l’intérêt social de l’école apparaît tellement évident qu’il faut élargir le recrutement des élèves et accueillir aussi des enfants de familles nombreuses. Les effectifs augmentent considérablement puisqu’ils sont de 257 à la rentrée de 1945.

Dès cette époque, parallèlement à l’enseignement classique, est ouvert un cycle d’enseignement technique. C’est là une des originalités de l’école, celle de pouvoir conserver au travers de cet enseignement, des élèves en difficultés scolaires et de les amener jusqu’à un diplôme.

Quelques-uns d’entre eux iront même jusqu’au baccalauréat technique et rentreront à Salon. En 1947, sont créées les premières classes préparatoires au concours d’entrée à l’Ecole de l’Air.

Pendant les années 50, l’école vit une période d’expansion pour atteindre des effectifs tournant autour de 500 élèves et bénéficie de la construction de nouveaux bâtiments.

Alors qu’en 1941 l’école était isolée au milieu des prairies dans la banlieue grenobloise, elle devient encerclée totalement par la ville.

Il apparaît, dès le début des années 70, que l’école est trop à l’étroit dans des structures devenues par ailleurs inadaptées aux exigences de la vie moderne, la reconstruction est alors décidée.

Depuis décembre 1986, l’école occupe ses nouvelles installations implantées sur la commune de Montbonnot-Saint-Martin, au pied de la Chartreuse, face au massif de Belledonne, à dix kilomètres de Grenoble, dans la vallée du Grésivaudan. Dans ce décor grandiose, sur un domaine de vingt hectares, elle dispose maintenant de bâtiments modernes, fonctionnels et d’un ensemble très complet d’installations sportives.

La rentrée de 1995, les jeunes filles de la Maison des ailes d’Echouboulains en Seine et Marne rejoignent l’EPA. La mixité est étendue aux classes du premier cycle. Après les travaux d’extension indispensables pour accueillir ces jeunes filles, la capacité de l’école est portée à 800 élèves.

Organisation

Aujourd’hui, l’Ecole des Pupilles de l’Air, en application des textes qui régissent les lycées militaires, a toujours pour vocation de venir en aide aux familles, avec une priorité pour celles dont le chef a disparu au service de l’aéronautique.

Cette mission s’exerce dans les classes des premier et seconds cycles de l’enseignement secondaire. Les admissions sont établies en fonction exclusivement des situations familiales. Si, grâce à Dieu, l’école a perdu au fil des ans son caractère d’orphelinat (en 1972 plus de 52% des élèves sont encore des orphelins), à la rentrée de 1988 on trouve tout de même de 15 à 20% d’orphelins et de cas sociaux parmi les internes, plus de 80% des élèves relèvent des catégories inscrites en groupe 1 des textes réglementaires.

Depuis 1983, l’école accueille des jeunes filles. Limitées pour des raisons d’infrastructure aux seules classes préparatoires quand l’E.P.A. était encore en ville à Grenoble, elles sont aujourd’hui admises à partir de la seconde et disposent d’un internat séparé.

L’uniforme a beaucoup évolué et s’est “civilisé “. Il se compose du blaser pour les cérémonies et d’un ensemble polo ou chemisette ou sous-pull, pantalon ou jupe.